Mort de l’exilé politique basque Angel Aldana.

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angel 1Angel Aldana nous a quittés dimanche soir à 67 ans après un long combat contre la maladie.

Angel Aldana avait fui son village natal au Pays Basque sud vers le Pays Basque nord à la fin des années 70. Il a été arrêté 3 fois par la police française dans les années 80, assigné à résidence avec d’autres exilés basques sur l’ile d’Yeu, puis expulsé par la France vers un pays tiers : l’Equateur où il a été séquestré et torturé par la police espagnole en présence de la police équatorienne, puis la République Dominicaine, le Panama et le Venezuela où il connaîtra d’importantes difficultés administratives et devra affronter une grave et longue maladie.

Angel Aldana est malheureusement un exemple de la situation que vivent les exilé-e-s politiques basques. Cette situation, l’État français en est aussi responsable car, dans les années 80, il a expulsé des dizaines de Basques vers d’autres pays, d’Amérique du sud ou d’Afrique.

BAGOAZ demande à l’Etat français de prendre ses responsabilités et de mettre immédiatement un terme aux mesures d’exceptions que subissent les exilé-e-s politiques basques avant qu’un autre drame ne survienne, car ils sont encore des dizaines à vivre dans des situations extrêmes. Si les États français et espagnol ne bloquaient pas le processus de paix, si le dialogue s’était instauré afin de permettre d’immédiates mesures d’urgence pour les exilé-e-s et prisonnier-e-s malades, Angel Aldana aurait pu se déplacer librement afin de bénéficier des soins qui lui étaient nécessaires.

En juin 2013, le collectif des exilé-e-s politiques basques a organisé un meeting à Biarritz, où il a présenté sa feuille de route pour le retour des exilé-e-s. Une réunion a eu lieu avec différentes organisations politiques, syndicales et associatives du Pays Basque. Le collectif des exilés a souligné 2 cas d’urgence sanitaire, l’un deux était Angel Aldana. L’Etat français a fait la sourde oreille. Il doit aujourd’hui rendre des comptes : 3 ans plus tard, Angel est décédé des suites de sa maladie . Plus jamais ça ! Pour Bagoaz, il faut en finir avec les entraves juridiques et mettre à l’ordre du jour le retour de tous et toutes les exilé-es.