Ion Parot n’a pas eu de réponse à sa 5ème demande de libération conditionnelle.

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Suite aux nouvelles lois antiterroristes voté cet été, il y a plusieurs changements en ce qui concerne les demandes de libération conditionnelle pour les personnes condamnées pour terrorisme et donc les prisonniers politiques baques, même si l’ETA a définitivement arrêté  la lutte armée depuis 2011.

Hier Ion Parot devait avoir la réponse à sa 5ème demande de libération conditionnelle, mais le juge a décidé de demander un nouvel avis à une commission pluridisciplinaire qui donne un avis sur la dangerosité de la personne incarcéré.

Cela fait maintenant 26 ans que Ion Parot est incarcéré en France, ce genre de décision ne font que repousser les échéances et le processus de libération des prisonnier.e.s politiques basques dans le cadre du processus de paix.

Voici les propos de son avocat Julien Brel recueillis par Médiabask

« Le tribunal d’application des peines n’a pas rendu sa décision concernant la cinquième demande de libération conditionnelle de Ion Kepa Parot. « Il a ordonné la saisine d’une commission pluridisciplinaire afin de procéder à l’évaluation de sa dangerosité », indique son avocat Julien Brel. 

Le détenu avait déjà recueilli un avis défavorable par cette commission en février dernier. Celle-ci avait estimé qu’il ne présentait pas d’empathie envers les victimes, qu’il demeurait attaché à ses engagements passés et que « seul le positionnement actuel de l’ETA le conduit à soutenir qu’il a renoncé à la lutte armée ». 

Mais, une récente loi votée en juin dernier et entrée en vigueur en octobre a changé la composition de cette commission dans le cas d’affaires terroristes. Outre ses membres habituels, la commission doit être complétée par un gendarme ou policier spécialisé en matière de terrorisme et par un membre d’une association de soutien aux victimes.

« Des lois votées dans le cadre de la lutte contre l’islamisme radical sont aujourd’hui mises en œuvre à l’encontre d’anciens militants d’une lutte politique n’ayant aucun lien avec le djihadisme », déplore son avocat. La cour a évoqué une saisine de la commission « le plus rapidement possible », sans s’engager sur un délai précis. »