Le 25 mars mobilisons nous! Responsabilité du gouvernement socialiste, dans la libération des prisonnnier.e.s malades et des prisonnier.e.s ayant accompli leurs peines

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Le prisonnier basque Oier GOMEZ MIELGO, actuellement hospitalisé à l’Hôpital de La Pitié-Salpêtrière, est dans un état de santé extrêmement préoccupant. Il a été hospitalisé en urgence en janvier pour procéder à l’exérèse d’une masse épidurale au niveau de la colonne vertébrale faisant pression sur la moelle épinière. En conséquence de la compression, la partie inférieure du corps présente une perte de mobilité. La tumeur n’a pas pu être retirée dans sa totalité pour préserver ses chances de récupération neurologique. L’analyse de la masse épidurale a révélé un cancer de type sarcome. Oier est atteint du sarcome d’Ewing (ça touche les os, la moelle osseuse) avec des métastases dans l’os de la tête et au bassin. Un traitement par radiothérapie et chimiothérapie a été mis en place. Le médecin qui le suit souligne que « sa pathologie engage le pronostic vital et son état de santé requiert des soins médicaux et paramédicaux lourds: radiothérapie, chimiothérapie et kinésithérapie durablement incompatibles avec la détention. Une sortie d’hospitalisation et un retour en détention ne sont pas envisagés à court ou moyen terme. ». Une demande de suspension de peine a été déposée par ses avocates, afin que celui-ci puisse bénéficier des soins et d’un accompagnement adapté à sa tragique situation.

Cette maladie est extrêmement grave, pour qu’Oier puisse la vaincre, il lui faut de bonnes conditions ici au Pays Basque, être auprès de ces proche, et ce n’est pas le cas aujourd’hui. Oier est un prisonnier DPS, il fait donc l’objet d’un contrôle spécifique et renforcé : la porte de sa chambre doit être fermée et à chaque ouverture, le couloir dans lequel elle se trouve est bloqué, toute les personnes devant pénétrer dans sa chambre doivent être accompagnées du gradé, les visites extérieures (famille et avocat) doivent être accompagnées d’un fonctionnaire, après les visite extérieures, il subit des fouilles intégrales, il a droit à une seule visite de ses proches d’une durée maximum de 2h par semaine. Ces conditions sont inadmissibles et empêchent clairement un suivi normal. Cette situation est extrêmement grave, elle est inhumaine, elle est intolérable.

Aujourd’hui nous voulons pointer du doigt le gouvernement socialiste et sa responsabilité, dispersion, refus systématique d’aménagement de peine, même pour les prisonnier-e-s malades, le manque de courage politique du gouvernement socialiste est inadmissible.

Le blocage initial politique concernant le désarmement d’ETA, sollicité par cette organisation, ne peut perdurer davantage ainsi que le processus de libération des prisonniers. La fin de ces situations d’exceptions est urgente. Pour certain-e-s prisonnier-e-s, c’est une question vitale. Oier aurait dû être libéré en 2013 lors de son premier cancer. Nous exigeons sa libération immédiate pour lui donner toutes ses chances de vaincre sa maladie, dans la dignité, auprès de ses proches, ici en Pays Basque.

La situation d’Oier étant d’une extrême urgence il nous semble indispensable de mettre en place une dynamique autour de sa situation dès aujourd’hui et autour de celle de tou.te.s les prisonnier.e.s gravement malades. Nous avons donc décidé de compléter le mot d’ordre de la manifestation du 25 mars prévue autour des 27 ans d’incarcération de Xistor Haranburu, Jakes Esnal, Ion et Unai Parot. Nous allons revendiquer la libération immédiate des prisonnier.e.s gravement malades ainsi que des prisonnier.e.s ayant accompli leurs peines tout en exhortant le parti socialiste à faire face à ses responsabilités.

Nous espérons que notre message sera entendu et qu’Oier sera libéré immédiatement.