Réponse aux questions adressées aux candidat.e.s aux élections législatives.

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Bonjour,
Le collectif BAGOAZ, a envoyé un questionnaire aux candidat.e.s aux législatives 2017 de la 4, 5 et 6ème circonscription. 15 d’entre eux y ont répondu :
  • Arosteguy Maider, candidate LR sur la 6ème circonscription.

  • Oxibar Marc, candidat LR sur la 5ème circonscription.

  • Alvarez Stéphane, candidat UDI sur la 6ème circonscription.

  • Inchauspé Laurent, candidat UDI sur la 4ème circonscription.

  • Peio Etcheverry-Ainchart, candidat EHBAI sur la 6ème circonscription.

  • Hardouin Laurence, candidate EHBAI sur la 5ème circonscription.

  • Lopepe Anita, candidate EHBAI sur la 4ème circonscription.

  • Alaux Sylviane, candidate PS sur la 6ème circonscription.

  • Capdevielle Colette, candidate PS sur la 5ème circonscription.

  • Bussière Sophie, candidate EELV sur la 6ème circonscription.

  • Pathias Thibault,candidat EELV sur la 5ème circonscription.

  • Zenoni Véronique, candidate EELV sur la 4ème circonscription.

  • Iroz Rémi, candidat de Résistons sur la 5ème circonscription.

  • Farge Jérémy, candidat de la France Insoumise sur la 5ème circonscription.

  • Bru Vincent, candidat de La république en marche sur la 6ème circonscription.

Notre questionnaire comprend 3 parties: la première renvoie à leur engagement dans le processus de paix en général; la deuxième concerne la situation des prisonnier.e.s politiques basques; la dernière renvoie aux nouvelles lois antiterroristes votées récemment. Ci-joint le questionnaire.

En ce qui concerne les deux premières parties, les 15 candidat.e.s ont répondu positivement, se montrant favorables au processus de paix. Ils et elles affirment être prêt.e.s à porter cette question et la défendre à l’Assemblée nationale. Voici des remarques supplémentaires écrites pas ces candidat.e.s.

  • Rémi Iroz « J’appuierai toute action pacifique » 

  • Sylviane Alaux, « Je continuerai à porter cette question à l’Assemblée nationale, auprès du Gouvernement, et auprès du Président de la République ce que je fais depuis cinq ans depuis que je suis élue Députée. » 

  • Jeremy Farge «L’urgence pour la paix est l’un des 4 axes centraux du programme l’Avenir en Commun. » 

Ils et elles sont également favorables à la résolution de la situation des prisonnier.e.s basques et dans ce cadre à la libération des prisonniers basques malades, ceux et celles qui peuvent bénéficier d’une liberté conditionnelle ainsi qu’au rapprochement de tou.te.s les prisonnier.e.s. Ils sont aussi prêt.e.s à porter la question des prisonnier.e.s à l’Assemblée nationale.Voici des remarques supplémentaires écrites pas ces candidat.e.s.Voici des remarques supplémentaires écrites pas ces candidat.e.s.

  • Candidats d’EELV « la situation des prisonniers basques est inacceptable dans un état de droit. » 

  • Colette Capdevielle est «  disposée à solliciter une mission parlementaire spécifique à ce sujet, et ce après le 8 avril ; mission destinée à faire le point et à proposer des solutions concrètes tant pour les prisonniers que les victimes du conflit.».

  • Laurent Inchauspé «  la question des prisonniers basques ne pourra être résolue que dans le cadre d’une résolution GLOBALE avec toutes les parties. »

Dans la dernière partie du questionnaire, nous leur demandions si, prenant en compte le contexte politique actuel au Pays Basque, ils et elles soutenaient la non application de nouvelles lois d’exceptions aux prisonniers basques. 2 candidat.e.s ont répondu non. Voici des remarques supplémentaires écrites pas ces candidat.e.s.

  • Laurent Inschauspé « très difficile à défendre étant donné le contexte en France et en Europe sur les risques d’attentats, pour moi cela rentrera dans la résolution du processus de paix ».

  • Colette Capdevielle «  la lois s’applique sur l’ensemble du territoire, c’est le principe d’égalité républicaine. Ces lois ont été votées après de terribles attentats qui ont fait beaucoup de morts et de victimes. Ma préoccupation reste le respect des libertés publiques et individuelles dans l’état de droit. La procédure de l’état d’urgence doit être limitée dans le temps et le recours au juge toujours obligatoire. ».

  • Maider Arostegi qui a répondu favorablement à ces questions souligne « Il faut voir au cas par cas. Le oui ou non de la question 6 exige plus de nuances ».

Enfin, nous espérions recevoir les réponses de plus de candidat.e.s. Nous regrettons notamment de ne pas voir reçu les réponses des deux autres candidat.e.s de La République en marche, parti du Président de la République. Et nous déplorons ainsi n’avoir aucun positionnement des candidat.e.s du PNV, parti du Président de la Communauté Autonome Basque au Pays Basque Sud.

Globalement les réponses apportées à notre questionnaire sont positives pour le processus de paix ainsi que sur la question des prisonnier.e.s. La semaine prochaine une nouvelle interpellation des candidat.e.s présents au second tour est prévue. Nous leurs proposerons une rencontre durant laquelle nous leurs donnerons notre boîte à outils afin qu’ils aient tous les éléments en main pour comprendre la nécessité de s’engager sur cette question et pouvoir porter et défendre la question des prisonnier.e.s à l’Assemblée nationale.

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