Après la manifestation massive de Paris, la mobilisation continue pour Ion Parot.

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Nous appelons à un rassemblement le 21 décembre à 18h00 sur le pont Mayou à Bayonne ( à côté de la mairie).Le 21 décembre 2017 aura lieu l’audience en appel de la 5ème demande de libération conditionnelle demandée par Ion Parot incarcéré depuis maintenant 28 ans. 

Pour Rappel , Ion Parot, Xistor Haramburu, Jakes Esnal ont été condamnés par la Cour d’Assises spéciale de Paris à la perpétuité, et Unai Parot a été condamné par le Tribunal suprême espagnol à 40 années de détention.

Ces hommes condamnés aux sanctions les plus lourdes pouvant être appliquées en France comme en Espagne sont entrés, en avril 2017, dans leur 28éme année de détention, ayant passé plus d’un quart de siècle passé dans en un lieu déshumanisant.

Mais cette condamnation ne condamne pas seulement les prisonnier.e.s, elle impacte aussi de façon implacable sur les familles et proches de ces prisonnier.e.s. Cela nous est également insupportable car ils touchent des personnes souvent vulnérables, qu’il s’agisse d’enfants ou de personnes âgées.

Xistor, Jakes et Ion Kepa ont fait valoir leur droit à bénéficier de libération conditionnelle. Demandes qui -pour celles étudiées à ce jour- n’ont essuyé que des refus. Des refus basés sur des considérations politiques, et non juridiques. Des refus qui soulignent le caractère politique des prisonnier.e.s mis en cause. C’est bien ce qui explique l’inacceptable position de refus de libération conditionnelle des prisonnir.e.s, bien qu’ils présentent des dossiers complets. Nous voulons souligner que Ion Parot a eu 4 refus jusqu’à maintenant.

Cette 5ème demande à été acceptée mais le procureur avait fait directement appel en argumentant qu’il y aurait un problème d’insécurité si Ion sortait. Ces arguments ne sont plus valables depuis que l’organisation ETA a arrêté la lutte armé depuis 2011 et qu’elle est désarmée depuis le 8 avril 2017.

Au nom des principes qui régissent nos sociétés dites démocratiques, au nom des droits fondamentaux applicables à toute personne, et au nom de l’Histoire en cours au Pays Basque qui s’inscrit dans une logique de résolution du conflit notamment au lendemain du désarmement de l’ETA, au lendemain de la grande mobilisation du 9 décembre sur Paris, nous demandons que Ion ainsi que Txistor, Jakes, et Unai puissent être libérés sans plus attendre.