Mobilisations pour la libération de ION PAROT le 17 et 22 février.

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Le 21 décembre 2017 a eu lieu l’audience en appel de la 5ème demande de libération conditionnelle demandée par Ion Parot incarcéré depuis maintenant 28 ans.

Pour rappel, Ion Parot, Xistor Haramburu, Jakes Esnal ont été condamnés par la Cour d’Assises spéciale de Paris à la perpétuité, et Unai Parot a été condamné par le Tribunal suprême espagnol à 40 années de détention.

Ces hommes condamnés aux sanctions les plus lourdes pouvant être appliquées en France comme en Espagne, sont entrés, en avril 2017, dans leur 28ème année de détention, ayant passé plus d’un quart de siècle dans un lieu déshumanisant.

Ils ont fait déjà valoir leur droit à bénéficier d’une libération conditionnelle. Leurs demandes -pour celles étudiées à ce jour- n’ont essuyé que des refus. Ces refus sont basés sur des considérations politiques et non juridiques.

Le verdict de la 5ème demande de libération conditionnelle demandée par Ion Parot, sera rendue le 22 février 2018. Nous voulons souliger l’attitude scandaleuse du parquet qui s’est encore une fois opposé à sa remise en liberté conditionnelle, en argumentant :


*que Ion peut créer un trouble grave à l’ordre publique,
*qu’il bénéficie de soutiens qui manifestent régulièrement à Bayonne,
*que la gravité des faits qui lui sont repprochés implique une condamnation à perpétuité,
*que les juges ne sont pas là pour amnistier.

Comment est-il possible, notamment au lendemain du désarmement de l’organisation ETA, ou encore de la mobilisation massive de Paris, d’entendre ce genre d’arguments dans une audience ? Il s’agit là d’une offense au Processus de paix.

Nous appelons la société à se mobiliser à nouveau pour que l’argumentaire du parquet, à ce jour complètement dépassé, cesse définitivement afin que le Processus de paix puisse vraiment avancer. Un premier pas va être fait sur le rapprochement des prisonniers, nous demandons aussi que tous les prisonniers.e. pouvant bénéficier d’une libération soit libérés.

Nous organisons deux mobilisations :

Le 17 février à 11h devant la sous-préfecture de Bayonne. Nous y organiserons un rassemblement ainsi qu’une chaîne humaine qui ce déplacera vers le marché jusqu’à la place St André.

Le 22 février jour du verdict, nous organisons un rassemblement permanent de 13h à 17h au quai Lesseps à Bayonne. Différents moments y seront organisés : tractage, projection d’un film et une conférence de presse.